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Actualité

La mycothérapie, une discipline d’avenir

Par 14 novembre 2022novembre 16th, 2022Aucun commentaire

La mycothérapie, discipline d’avenir

La mycothérapie est une discipline qui ne cesse de gagner des lettres de noblesse actuellement. C’est une discipline qui consiste à donner des champignons pour leurs vertus physiologiques, afin de rétablir la santé. Cela s’appuie donc sur les propriétés médicinales des champignons comestibles. Notre école de naturopathie, l’AEMN, est la seule école actuellement à proposer un véritable module de formation complet sur la mycothérapie, dont nous sommes les spécialistes.

Effectivement, cette école est dirigée par Alain Tardif, spécialiste de la mycothérapie et auteur d’un ouvrage qui fait référence en Europe, le traité de mycothérapie, paru chez les Editions Dangles. En suivant notre formation de naturopathie, vous aurez toutes les connaissances sur les champignons médicinaux pour savoir les conseiller utilement. Alors qu’apprendrez-vous dans nos cours de naturopathie ?

Les bases de la mycologie

Tout d’abord, nous vous exposons les bases de la mycologie. Bien sûr, ce cours n’est pas destiné à faire de vous des mycologues. La connaissance de la structure des champignons, des familles et des espèces de champignons, tout cela nécessite d’aller sur le terrain. Mais en plus de suivre notre cours, vous pouvez aussi, si vous souhaitez être un mycologue amateur, adhérer à un club mycologique affilié à la Société Mycologique de France (SMF). Si vous voulez faire de la cueillette des champignons, ce sera même indispensable pour ne pas faire de confusions avec des champignons mortels.

Pour ramasser des champignons sauvages, cela ne peut pas se faire au hasard. Il n’y a pas de trucs qui permettent d’éviter les confusions, hormis bien connaitre ce qu’on ramasse.

Ainsi, nous vous expliquons les bases de reconnaissance des champignons, selon la structure de leur partie fertile (champignons à lamelles, à pores, à aiguillons, à plis, à gléba, à alvéoles, etc.), selon également la couleur de leur sporée, la présence ou non d’un anneau et d’une volve sur le pied, par exemple. Nous détaillons par ailleurs comment est structuré le chapeau d’un champignon. Ensuite, nous expliquons quelles sont les confusions les plus fréquentes entre des champignons comestibles et des champignons toxiques.

La biologie des champignons

Il vous sera nécessaire de connaître le cycle des champignons et la manière dont ils se nourrissent. Cela vous permet ensuite de comprendre pourquoi et comment on cultive un champignon. Cela vous permettra aussi de savoir pourquoi il vaut mieux conseiller des produits de mycothérapie à base de carpophore et non à base de mycélium. Effectivement, sauf exception, un support de culture ne contient que 5% à 10% de mycélium, si bien qu’un extrait de mycélium contient surtout du substrat de culture.

Nous détaillons donc les modes trophiques des champignons. Ils peuvent être parasites, saprophytes ou symbiotiques. Les saprophytes sont surtout présents dans les prairies, tel le rosé des prés. Les champignons symbiotiques sont quasi impossibles à cultiver, car ils sont inféodés aux arbres, comme les chênes, les pins, les hêtres, etc. Les truffes sont des exceptions, puisqu’on les cultive. Mais cela implique de cultiver le chêne truffier, hôte de la truffe. Nous en déduisons quels champignons sont cultivables facilement, les modes de culture des champignons et comment peut-on définir une qualité de culture bio pour les espèces cultivables pour la mycothérapie.

La toxicité des champignons

Coluche disait : Tous les champignons sont comestibles, certains une seule fois. Chaque année, on compte bon nombre d’intoxications avec tel champignon vénéneux ou mortel. Nous ne passerons donc pas sous silence les syndromes toxiques des champignons dangereux. Nous détaillons par exemple le syndrome phalloïdien dû à l’amanite phalloïde et aux autres amanites mortelles, notamment. Effectivement, la connaissance de ces syndromes permet de savoir, une fois la personne tirée d’affaire, comment renforcer son terrain de santé par rapport aux séquelles liées à l’intoxication.

Certaines espèces de champignons laissent des séquelles qui endommagent le foie, les reins, le système nerveux ou les muscles. D’autres espèces provoquent de simples troubles digestifs, comme le bolet Satan. Nous détaillons ces syndromes, puis nous expliquons quels compléments alimentaires nous pouvons proposer pour renforcer le terrain de santé. Evidemment, ces propositions seront faites une fois la personne sortie de la crise d’intoxication. Pour cela, il sera nécessaire de l’orienter vers les centres antipoison, si elle ne s’y est pas déjà adressée.

Certains syndromes sont particuliers et néanmoins dangereux, comme le syndrome antabuse du coprin noir d’encre, ou le syndrome narcotinien, des psilocybes. Rappelons que la cueillette de champignons hallucinogènes, la vente ou la détention de tels champignons est punie par la loi.

Nous expliquons aussi que certains champignons doivent être cuits impérativement, sinon, ils sont toxiques, comme le cas de la morille.

Mycothérapie et diététique des champignons

Les champignons comestibles ont des propriétés diététiques que nous expliquons en détail dans nos cours. Ils peuvent être riches en vitamines (vitamine D, vitamine C, vitamines du groupe B), en oligoéléments (zinc, germanium, sélénium), ou encore en protéines comparables aux protéines animales.

Nous détaillons ces propriétés pour un certain nombre d’espèces, ce qui peut expliquer leurs propriétés médicinales utilisées dans la mycothérapie. Ainsi, un champignon comestible riche en germanium sera antiviral. Un autre champignon riche en sélénium sera antioxydant. Parfois, les meilleurs champignons comestibles, comme le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis), la girolle (Cantharellus cibarius), ou la trompette de la mort (Craterellus cornucopioides) ont des propriétés diététiques intéressantes.

Nous détaillons par ailleurs les modes de conservation des champignons (séchés, à l’huile, au vinaigre, à l’alcool, au congélateur), ainsi que l’intérêt culinaire des espèces comestibles. Certains comestibles sont revus dans le cadre de la mycothérapie. Par ailleurs, nous précisons quels champignons peuvent être consommés crus (coulemelle, chanterelles, champignon de Paris, oronge, etc.), et quels sont ceux qui doivent être cuits, ayant des toxines thermolabiles (morilles, amanite rougissante, bolet à pied rouge, etc.).

Les formes galéniques des champignons utilisés par la mycothérapie

La mycothérapie propose les champignons sous forme de gélules, de poudres, de comprimés, de macérations, d’ampoules ou encore en teintures mères. Nous vous expliquons les meilleures formes galéniques, à la fois en termes de qualité de matière première et en terme de bio disponibilité des principes actifs des champignons.

Nous critiquerons l’usage du mycélium, en expliquant les raisons techniques de ces critiques. Effectivement, certains laboratoires de compléments alimentaires veulent privilégier la qualité en travaillant avec les carpophores, pour une mycothérapie de haute qualité. Et d’autres préfèrent la facilité en travaillant avec le mycélium.

Les champignons utilisés par la mycothérapie

C’est la grosse partie de ce cours. Nous expliquons par des monographies l’ensemble des champignons abordés. Nous détaillons ainsi les propriétés d’une bonne vingtaine de champignons utilisés plus ou moins couramment pour leurs propriétés médicinales. Certains classiques, comme le chaga, le cordyceps, le shiitake ou le reishi, sont très détaillés. Nous précisons leurs modes d’action précis, leurs composants, leur grand intérêt, ce qui en fait des classiques de la mycothérapie.

Certains ont des principes actifs très puissants. Le chaga, qui contient de l’acide bétulique, est le plus puissant antioxydant. Par ailleurs, le beta 1-3 d-glucane est un principe actif très répandu chez les champignons. Lui aussi est extrêmement intéressant pour la mycothérapie.

Nous abordons aussi de nombreuses espèces comestibles aux vertus médicinales remarquables, comme le cèpe, le pied bleu, le coprin chevelu, le lactaire délicieux, l’agaric des champs, l’agaricus blazei, les pleurotes (notamment le pleurote en huître), ou encore le maitake ou polypore en fronde (Grifola frondosa). Le shiitake ou lentin de chêne est lui même un excellent comestible. Toutes ces espèces comestibles sont très présents dans la mycothérapie. Le reishi est même utilisé dans des cafés et autres boissons chaudes, comme le propose le café des guerriers.

Certains champignons toxiques sont aussi utilisés dans la mycothérapie, notamment en homéopathie, comme l’amanite tue mouches. Ce champignon fortement vénéneux produit un remède sous le nom de muscarius.

Comment se déroule le cours sur la mycothérapie ?

Tout d’abord, nous enseignons en présentiel et en visioconférence, en weekends ou en semaine, selon votre souhait.

Par ailleurs, comme nous voulons que ce cours soit vivant, nous illustrons beaucoup les différentes parties de ce cours par des vidéo projection et des partages de photos en ligne. Cela vous permet de voir comment sont cultivés les champignons utilisés en mycothérapie, à quoi ressemble un champignon, comment est fait le chaga ou le cordyceps, par exemple.