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Actualité

La nutrithérapie, la base de la naturopathie

Par 15 novembre 2022Aucun commentaire

La nutrithérapie, grand pilier de la naturopathie

Quand on parle de naturopathie, dans le grand public, on pense tout de suite au réglage alimentaire que peut proposer tout naturopathe avec ses connaissances de la nutrithérapie. Evidemment, ce cours est l’u de nos cours principaux, abordé au cycle 1 de notre cursus de naturopathie. Aucun apprentis naturopathe ne peut faire l’économie de l’apprentissage de ce cours, qui rappelle la grande maxime d’Hippocrate : que ton aliment soit ton médicament.

Comment nous enseignons la nutrithérapie

Ce cours est très épais, même si nous essayons de le rendre le plus digeste possible… Il comprend deux tomes et une annexe. Si le tome 1 et son annexe sont truffés de connaissances à apprendre, le tome 2 est surtout une somme de connaissances destinées à la culture générale.

Ce tome 2 répertorie les modes de production de différents types d’aliments bio, alors que le tome 1 et son annexe entrent dans le vif du sujet, avec cinq grandes parties à bien maitriser si on veut être réellement un bon professionnel de la naturopathie.

Le tome 2 de nutrithérapie, une culture générale sur les produits bio

Généralement, c’est Antonio Viale qui enseigne cette matière, dans notre antenne de Saint Etienne. Il a travaillé pendant 22 ans dans une grande enseigne de la bio, l’enseigne Satoriz.

Ce cours présente de nombreuses filières agro alimentaires bio, avec les différents critères de qualité des produits qui sont détaillés. Cela va de la fabrication de l’huile d’olive et des huiles de première pression à froid en général, à la production du cacao bio de commerce équitable. Beaucoup d’aliments sont détaillés. Cela va du laitage de vache aux farines de petit épeautre, du café au champagne bio de chez Beaufort (un des meilleurs champagnes de notre point de vue), ou encore du saumon bio ou sauvage au sirop d’érable venu de nos cousins canadiens.

Vous l’aurez compris, ce cours n’est pas à apprendre, mais il est destiné à vous apporter une culture générale sur la filière agro alimentaire bio.

Le tome 1 de nutrithérapie, la base de la naturopathie

Notre formation de naturopathie s’appuie notamment sur ce pilier très important. Vous ne pouvez pas pratiquer la naturopathie si vous ne maitrisez pas la nutrithérapie. En particulier, vous devrez maitriser l’art du réglage alimentaire individualisé, qu’on doit toujours proposer en première intention, avant même les compléments alimentaires, lors d’une consultation de naturopathie.

Nous abordons ce tome en cinq parties fondamentales, ainsi que les annexes.

Les grandes familles d’aliments et de nutriment

Dans cette première partie de la nutrithérapie, nous abordons les différentes catégories d’aliments (aliments protéiniques, lipides, féculents et farineux de type céréales, fruits et aliments fermentescibles, légumes, aromates) et de nutriments. Nous détaillons ce que sont les protéines et les acides aminés, les glucides simples et complexes, dont le glucose et l’amidon, les acides gras essentiels, les omégas 3, 6 et 9, le cholestérol, les acides gras saturés, les oligoéléments (zinc, fer, sélénium, germanium, iode, manganèse, silicium, pour n’en citer que quelques uns) et les macroéléments (magnésium, calcium, phosphore, sodium et potassium), les vitamines, etc.

Bien sûr, nous distinguons, dans la nutrithérapie, les protéines d’origine animale et les protéines végétales (issues des légumineuses, qu’on appelle aussi légumes secs, comme le soja ou les lentilles, ou issues des algues marines ou des champignons).

Evidemment, nous expliquons le principe du facteur limitant, indiquant que les carences en acides aminés essentiels (notamment la méthionine et la lysine) induisent les carences en protéines. Cette notion de facteur limitant est très important dans la nutrithérapie.

Nous abordons aussi le cas des aliments allergisants, comme les produits laitiers de vache ou les céréales à gluten, qui peuvent perturber la digestion, et notamment être en cause dans le syndrome du côlon irritable et dans bien des allergies alimentaires.

De l’étude de ces familles d’aliments et de leur comportement dans le tube digestif, et de l’étude des nutriments, nous en déduisons le réglage alimentaire de base. Cela nous permet d’expliquer les grandes règles diététiques que nous appliquons en naturopathie. Cela nous permet de critiquer scientifiquement les modes alimentaires aberrants, comme le régime dissocié, le régime Dukan, le régime macrobiotique, le régime crudivore ou encore certains régimes végétaliens excessifs. Certains de ces régimes sont d’ailleurs d’inspiration sectaire.

Equilibrer son alimentation, c’est beaucoup plus complexe que les injonctions du nutriscore ou le simple conseil de manger cinq fruits et légumes par jour.

L’individualisation alimentaire dans le cadre de la nutrithérapie

Après avoir expliqué le cas général, nous montrons que nous pouvons individualiser le régime alimentaire en fonction de nombreux paramètres. Les saisons, le climat, l’activité physique, l’âge de la personne peut influer sur son alimentation. Un sportif ou une femme enceinte devra adapter son alimentation, qui ne sera pas la même pour un enfant ou une personne âgée. Et c’est aussi à ce niveau que nous étudions l’alimentation équilibrée selon les tempéraments d’Hippocrate : sanguin ou carbonique, lymphatique, bilieux et nerveux. Donc nous faisons évoluer le cadre général selon les cas particuliers.

Dans le cadre de la nutrithérapie, nous nous appuyons aussi sur les propriétés médicinales des aliments pour opérer cette individualisation alimentaire. En annexe figure une liste d’aliments avec leurs propriétés médicinales détaillées. Cela nous permet donc d’introduire des aliments adaptés à tel ou tel type de terrain de santé, et de contre-indiquer les aliments pour d’autres problématiques physiopathologiques. Nous proposons donc des plans alimentaires adaptés en cas de troubles cardiovasculaires, de troubles digestifs, respiratoires, articulaires, hépato biliaires, etc. Nous proposons bien évidemment des réglages alimentaires qui stimulent le système immunitaire ou qui protègent les artères. Bref, tous les types de déséquilibres du métabolisme sont abordés en détail.

La nutrithérapie et les outils de transformation des aliments

Cette partie est certes courte, mais importante, car elle explique les différents outils de transformation des aliments. Cela va des presse-jus, des floconneuses, des moulins à farine, aux séchoirs électriques, aux outils de cuisson sain (four, grillade verticale, cuiseur vapeur, ustensiles inox 10/18, etc.). Nous abordons dans cette partie également la question de la qualité de l’eau, et les méthodes de filtration qui sont proposées dans le commerce : filtres par charbon activé, filtration par osmose inverse, filtres combinés, méthode Plocher ou encore le filtre Doulton.

Les compléments alimentaires au sens strict

La nutrithérapie propose toute une série de compléments alimentaires qui apportent des micronutriments selon les apports journaliers recommandés. Cette supplémentation est utile pour combler des carences ou des insuffisances nutritionnelles. On compte parmi ces produits, bien sûr les vitamines. Dans ce cours, nous expliquons comment différencier une vitamine naturelle et une vitamine de synthèse, en apprenant à lire les ingrédients d’un complément alimentaire vitaminé.

Nous expliquons aussi les différentes propriétés des compléments vitaminés (à base de vitamine A, de vitamine C, de vitamines du groupe B ou de vitamine D). Nous étudions aussi les algues marines (fucus, laminaire, lithothamne), les algues d’eau douce comme la spiruline, les produits marins, dont le plasma marin de Quinton. Les produits de la ruche (propolis, gelée royale, pollen), les argiles et les huiles végétales (de l’huile d’onagre, riche en vitamine E, à l’huile de nigelle) constituent des chapitres bien précis, longuement étudiés également.

Pour tous ces compléments alimentaires de la nutrithérapie, nous indiquons leur utilité, comme antioxydant, pour l’immunité ou les troubles cardiovasculaires, par exemple, et leurs effets indésirables éventuels.

Les polluants et additifs alimentaires

Notre cours sur la nutrithérapie aborde évidemment la qualité alimentaire. Nous expliquons par exemple ce qu’est la labellisation en agriculture biologique. Mais nous abordons évidemment aussi tous les principaux polluants de notre alimentation, et en particulier, la question des nitrates, des métaux toxiques (plomb, mercure, cadmium, césium 137, etc.), les pesticides et autres herbicides, ainsi que les polluants industriels à effet perturbateur endocrinien.

Nous exposons aussi la qualité des huiles végétales, selon qu’elle est de première pression à froid ou qu’elle est extraite à chaud, avec le risque de dénaturation des huiles cis – cis en cis- trans.

Nous terminons ce gros cours sur la nutrithérapie en abordant tous les additifs alimentaires, qu’ils soient de synthèse ou naturels, avec les effets indésirables qu’ils peuvent entrainer. Cela va de colorants dangereux comme le vert brillant ou le rouge amarante, à des édulcorants tout aussi nocifs comme l’aspartam. Mais nous détaillons aussi les additifs naturels autorisés en bio, comme ce stabilisant qu’est le glycérol, ou la curcumine, colorant jaune issu du curcuma, par exemple.