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Devenez cueilleur : voici ce que vous apprendrez

Par 1 octobre 2026Aucun commentaire

Voici ce que vous apprendrez dans nos formations de cueilleur

La cueillette de plantes sauvages est de plus en plus à la mode, mais pour être cueilleur, cela ne s’improvise pas. Effectivement, la cueillette de plantes sauvages s’apprend, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il faut bien connaitre les plantes sur le terrain, pour éviter les principales confusions dangereuses. S’il existe guère plus de 15 espèces de champignons mortels, on compte une très grande quantité de plantes extrêmement dangereuses pour la santé.

Par ailleurs, il est nécessaire d’apprendre à cueillir pour ne pas détruire les ressources végétales et la biodiversité. Enfin, il faut savoir quoi faire de vos cueillettes. Comment préparer un vin aromatique, comment utiliser telle ou telle plante comestible, comment réaliser une macération de plantes fraiches… C’est là tous les objectifs de nos formations de cueilleur, que nous vous proposons, soit pour votre usage personnel, soit dans le cadre d’une activité professionnelle.

Le cueilleur doit connaître les plantes sur le terrain

Beaucoup de confusions peuvent survenir, entrainant des catastrophes et conduisant l’infortuné cueilleur à l’hôpital ou au cimetière. Parmi le sconfusions le pslus classiques et les plus dangereuses, on peut citer :

  • La confusion entre les feuilles d’ail des ours, comestibles, et les feuilles de colchique ou de muguet, mortels tous les deux.
  • La confusion entre la racine de gentiane, utile comme digestif, et la racine de vérâtre, mortel.
  • Les risques de confusion entre la fleur de faux acacia, pour faire des beignets, et la fleur de cytise aubour, mortel.
  • Et que dire des risques de confusion entre le cerfeuil sauvage et la cigüe, qui tua le philosophe Socrate.

Il est donc nécessaire de bien connaitre les plantes avant de les cueillir, pour éviter tout problème irréparable.

Rappelons que dans le film Into the wild, le personnage principal meurt en ayant confondu deux plantes de la famille des fabacées. Et rappelons, que ce film est tiré d’une histoire réelle. C’est pourquoi il est essentiel de connaitre les bases de la botanique quand on veut devenir cueilleur.

Voici une vidéo de notre chaine YouTube qui vous montre les risques entre ail des ours et colchique pour le cueilleur :

Comment cueillir les plantes sauvages

Tout cueilleur doit être un adepte de la cueillette responsable. Il ne s’agit pas de piller les ressources naturelles. Tout d’abord, il est utile de connaitre les règles de cueillette dans votre département, car les arrêtés préfectoraux peuvent être différents d’un département à l’autre. Par exemple, il est interdit de ramasser les racines de gentiane en Auvergne, et leur cueillette est règlementée dans les Alpes. Concernant le génépi, d’un département à l’autre des Alpes, on peut cueillir maximum 40 brins par jour et par personne, ou 120 brins par jour et par personne.

L’herboriste en herbe cueille donc de manière parcimonieuse. Par exemple, sur un pied de génépi, ramassez un brin sur trois, pas plus, et ne ramassez pas là où cela a déjà été ramassé. L’exemple de la cueillette des bourgeons est assez exemplaire : si vous ramassez tous les bourgeons d’un pied de framboisier, vous allez tout simplement le tuer. Laissez par exemple le bourgeon terminal et pour les autres, laissez en un sur deux. Soyez donc un cueilleur responsable. Et vous pourrez cueillir de nombreux bourgeons pour faire vos produits de gemmothérapie, comme le bouleau, le pommier, le hêtre, ou autres.

Dans nos formations de cueilleur, nous proposons trois stages botaniques dans lesquels vous apprenez à cueillir. Cela vous permet de faire les bons gestes de cueillette, dans le respect des plantes que l’on cueille.

Comment valoriser vos cueillettes de plantes sauvages

Une fois vos plantes cueillies, il faut savoir en faire quelque chose. Dans mon très gros groupe facebook, je vois souvent passer des demandes de particuliers qui ont cueilli des plantes mais qui n’ont pas su quoi en faire ou qui ont raté leur préparation. C’est bien dommage.

Faire un vin de sureau, confectionner des beignets de fleurs d’acacia, préparer une huile à l’arnica, un vinaigre à la christe marine ou une macération hydroalcoolique de feuilles de frêne ou d’achillée millefeuille, cela ne se fait pas n’importe comment. Nous vous invitons à apprendre dans nos stages botaniques et notre formation de cueilleur.

pour cela, nous organisons trois stages botaniques :

Et dans ces stages, vous cueillerez plus de 80 plantes sauvages comestibles ou médicinales. Vous pourrez préparer près de 20 préparations à base de plantes pour chaque stage, et vous dégusterez environ 60 plantes comestibles par stage. Nos stages botaniques sont l’occasion de découvrir la gastronomie sauvage.

Vous pourrez apprendre à faire sécher certaines plantes pour vos infusions ou vos décoctions. Vous verrez qu’il est plus facile de faire sécher le thym ou le romarin que la fleur de mauve ou le mélilot. D’ailleurs, le mélilot ou l’aspérule mal séchés peuvent même devenir dangereux, car trop riche en acéno coumarols. Ces substances, en excès, peuvent provoquer des hémorragies graves.

Vous pourrez apprendre à faire des sirops avec des plantes aromatiques comme la menthe ou le calament, ou des sirops de fleurs comme la rose, le coquelicot, les fleurs de trèfle ou de lilas.

Vous apprendrez à utiliser certaines plantes comme l’aposéris, l’ail rose ou le pissenlit, ou des fleurs comme celle de bourrache, dans des salades délicieuses. Vous apprendrez à faire des digestifs avec des plantes médicinales comme le génépi gris, la mélisse officinale, la verveine odorante, la camomille ananas ou le fenouil sauvage. Vous dégusterez la soupe d’ortie ou la soupe de plantain. Vous découvrirez le poulet au tilleul ou la truite à l’oseille sauvage. Vous explorerez l’incomparable saveur du laser de France, de la lavande papillon, de la violette à éperon ou d’herbes fraîches comme la ciboulette sauvage.

Vous comprendrez aussi dans quelles plantes utiliser les feuilles, les tiges, les racines, les écorces, les graines ou les fruits (baies, drupes, gousses ou siliques). Vous découvrirez par ailleurs que certaines plantes médicinales sont plus actives sèches que fraiches, comme le mélilot ou l’aubépine, ou d’autres sont plus efficientes fraiches que séchées, comme la bardane ou l’ortie.

Vous pourrez également, suite à ces stages, réaliser des recettes comme a pu le faire une de nos élèves de notre formation de cueilleur, Bérangère P., avec ces desserts qui font vraiment envie :

tartelettes abricots infusés génépi fleurs de sauge

tartelettes abricots infusés génépi fleurs de sauge

rème brûlée camomille ananas

crème brûlée camomille ananas