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La naturopathie et l’IA

La naturopathie et l’IA : menace ou complémentarité ?

Aujourd’hui, beaucoup sont ceux qui ne jurent plus que par l’IA, au point que toutes les professions se demandent s’ils vont pouvoir survivre face à l’explosion de cette technologie du savoir. Ainsi, on peut se demander comment la naturopathie et l’IA peuvent-ils faire bon ou mauvais ménage.

Effectivement, beaucoup de gens demandent à ChatGPT ou à Claude comment se soigner naturellement, comment manger, qu’est ce qui est bon ou mauvais pour la santé, etc. pour guider une forme d’automédication naturelle. De même, beaucoup de soit disantes écoles forment en donnant des cours élaborés 100% par l’IA, en tout e-learning, et donnent l’illusion d’une formation à la naturopathie pour des centaines d’apprenants.

Qu’est ce que l’IA ?

On se méprend beaucoup sur ce qu’est l’IA, et donc sur ce que cela peut réellement apporter. Le terme IA, intelligence artificielle, est déjà une mauvaise traduction du terme anglais AI, artificial intelligence, car le mot anglais intelligence se traduit en r »alité par « renseignement ». il est donc plus juste de dire que l’outil IA permet de se renseigner sur tel ou tel sujet, de manière théorique. On peut comparer cela à du savoir livresque et des raisonnements déductifs type calcul mental, par exemple. Mais l’IA n’est pas capable d’avoir une inspiration, une intuition, ni de répondre à des facteurs humains.

Les limites de l’IA, notamment, c’est lorsqu’il faut traiter de cas particuliers, de problématiques liées au vécu, etc. Lorsque la problématique concernée relève de modèles quasi mathématiques, ou de la logique pure, alors il est possible d’être satisfait par les réponses de l’IA. Par exemple, lorsque vous voulez vous renseigner sur les propriétés d’une plante, vous pouvez demander à Perplexity et vous aurez les renseignements voulus sur ses vertus.

Par exemple, vous voulez savoir quelles sont les propriétés médicinales de l’achillée millefeuille ?

Voici la réponse de Perplexity :

L’achillée millefeuille (Achillea millefolium) est surtout utilisée traditionnellement pour ses effets digestifs, antispasmodiques et cicatrisants. Toutefois, les preuves cliniques restent limitées : l’Agence européenne des médicaments reconnaît principalement un usage traditionnel pour la perte temporaire d’appétit, les troubles digestifs légers et spasmodiques, les ballonnements, ainsi que les petites plaies superficielles.

Propriétés traditionnellement attribuées

  • Digestive et apéritive : peut stimuler l’appétit et aider en cas de digestion difficile, ballonnements ou flatulences.

  • Antispasmodique : traditionnellement utilisée contre les crampes digestives et les douleurs légères liées aux règles.

  • Anti-inflammatoire et astringente : ces effets sont surtout décrits pour les préparations à usage externe.

  • Cicatrisante et hémostatique : en application locale, elle est traditionnellement employée sur de petites plaies superficielles et de légers saignements — elle ne remplace pas une prise en charge médicale.

  • Régulatrice des règles : cet usage est traditionnel, mais il ne faut pas l’utiliser pour traiter des règles très abondantes, irrégulières ou douloureuses sans avis médical.

Précautions importantes

  • Évitez-la en cas d’allergie aux Astéracées — famille de la camomille, de l’arnica, de l’ambroisie ou de la marguerite — en raison d’un risque de réaction allergique.

  • Par prudence, son usage est déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement, faute de données suffisantes, ainsi que chez les enfants — l’EMA ne recommande pas l’usage avant 12 ans.

  • N’appliquez pas une préparation maison sur une plaie profonde, infectée ou importante, et ne l’utilisez pas pour retarder la consultation en cas de saignement persistant.

  • Demandez conseil à un médecin ou pharmacien si vous prenez des anticoagulants, si vous avez une maladie chronique ou si les symptômes durent plus de quelques jours.

En résumé, elle peut être envisagée ponctuellement, notamment en infusion pour de légers troubles digestifs, mais ses propriétés « médicinales » sont principalement fondées sur l’usage traditionnel plutôt que sur des preuves solides d’efficacité.

Comme vous voyez, la réponse est juste, complète, informative. Vous pouvez même savoir si vous la trouverez en extrait de plantes fraiches, en décoction, infusions ou tisanes, en hydrolat, en huile essentielle, en gélules ou en comprimés, si elle est plus active fraiche ou séchée. Et vous pouvez procéder de même pour découvrir les vertus médicinales de plantes comme l’ortie, la lavande, la menthe poivrée, la sauge, le thym, le romarin, le fenouil, la racine d’angélique, la mélisse, ou toute autre plante médicinale classique ou plus méconnue. Vous pourrez même en découvrir la période de floraison, les principes actifs, les parties de plantes actives (semence, tiges, feuilles, racines, feuilles, etc.) si elles sont plus actives fraiches ou sèches, etc.
Mais vous ne saurez pas du tout si c’est la plante qu’il vous faut vraiment, car beaucoup de paramètres peuvent manquer par rapport à votre histoire personnelle, vos antécédents, les antécédents familiaux, etc.

La naturopathie et l’IA : ce qui peut être utile

L’IA peut apporter beaucoup au naturopathe, notamment en terme de recherche documentaire. Perplexity est d’ailleurs un outil IA itéressant, car il cite ses sources. Mais vous pouvez aussi vous adresser à Claude ou ChatGPT, par exemple. La recherche documentaire est toujours utile pour les professionnels qui veulent approfondir des savoirs sur tel ou tel produit.
Cela ne remplacera jamais une formation de naturopathie, pour les raisons que nous vous expliquons plus bas. Mais cela peut être utile pour compiler des savoirs livresques, au lieu de devoir fouiller dans pubmed, par exemple.

Mieux vaut ne pas donner d’achillée millefeuille à un chien, ni sous forme de plante fraîche, d’infusion, d’extrait ou d’huile essentielle. L’ASPCA la classe comme toxique pour les chiens ; une ingestion peut provoquer notamment vomissements, diarrhée, salivation excessive, abattement et perte d’appétit.

Dans nos cours de naturopathie, nous n’utilisons pas l’IA pour élaborer les contenus de cours. Nous la conseillons surtout pour faire de la recherche documentaire, là où elle est le plus utile. Elle vous permettra d’enrichir vos supports de cours en mycothérapie, en phytothérapie, ou en nutrithérapie, principalement. Elle pourra vous aider aussi pour approfondir un point de physiologie ou de biologie cellulaire, pour peu que vous puissiez comprendre la réponse sans avoir besoin d’explications supplémentaires. Vous pourrez ainsi compléter vos bases de cours sur l’estomac, le système nerveux, la physiologie du coeur, ou autre.

Mais effectivement, un cours n’est pas uniquement une somme de savoirs livresques. C’est aussi et surtout un vécu de praticien, une expérience que ne peut pas acquérir l’IA, car l’expérience d’un praticien se fonde sur tous les cas particuliers vécus, qui lui donne la connaissance du métier de naturopathe. Or la connaissance n’est pas la simple somme des savoirs. C’est surtout l’intelligence que nous avons à être capable d’utiliser les savoirs de manière judicieuse. Ainsi, nos supports de cours sont issus de la somme d’expérience et de savoir accumulée depuis près de 30 ans, ce qui font de nos cours des supports d’excellence pour devenir un naturopathe compétent et certifié.

De plus, ces formations ont besoin d’une bonne partie en présentiel, notamment tout ce qui touche à la pratique. C’est pourquoi nous proposons des stages pratiques importants, en ayurvéda, en réflexologie plantaire, en énergétique chinoise, sur l’usage de l’argile et des cosmétiques, en iridologie, ainsi qu’un stage botanique, qui se pratique évidemment sur le terrain et non dans un bureau face à un écran d’ordinateur. Ce dernier permet d’ailleurs de mieux connaître les plantes médicinales et les plantes aromatiques, de manière à faire de vous un naturopathe et non pas un simple gélulopathe. Toutes ces pratiques thérapeutiques ne peuvent donc être transmises sérieusement qu’en présentiel.

Rappelons qu’il ne suffit pas d’avoir de bonnes notes pour être un bon naturopathe. Connaitre les différents types d’aliments, les formes galéniques des plantes en phytothérapie, connaitre les propriétés des huiles essentielles, avoir un bagage de connaissances en mycothérapie et en élixirs floraux, c’est indispensable. Mais il faut un oeil extérieur expérimenté pour savoir si vous maitrisez ou non ces connaissances. Il faut aussi bien maitriser la dimension humaine de la naturopathie. Et c’est même cela qui est le plus important, que ne peut pas enseigner l’IA.
Par exemple, lorsque nous recevons en consultation, nous pratiquons ce que nous appelons l’anamnèse, c’est à dire l’ensemble des questions et des réponses qui constituent la première étape de la consultation. C’est à partir de cette anamnèse que nous élaborons ensuite nos bilan de vitalité et nos conseils les plus adaptés. Or cette anamnèse ne peut pas être établie par l’IA, car elle consiste à explorer le vécu du consultant, pour pouvoir ensuite donner les conseils les plus adaptés, le remède qui soulage, ce qui permet d’apaiser le mental, etc. Et ce vécu, l’IA ne peut pas le connaître.
De même le ressenti du juste soin, la galénique utile, les conseils à apporter, le mode d’emploi du genre : combien de temps faut-il laisser infuser dans l’eau bouillante ? La juste écoute, pourquoi le foie peut être lié à la colère, ou les reins à la peur. Pourquoi une insomnie. Tous ces détails là, l’IA n’y répondra pas de manière personnalisée car les êtres humains ne sont pas modélisables en un seul et unique être.
Ainsi, l’IA ne peut pas remplacer le naturopathe en consultation, et ne peut pas remplacer le formateur en naturopathie. C’est un outil très utile pour faire de la recherche documentaire, pour compléter le socle des savoirs acquis durant les formations.
– Suivre des cours pour environ 1200 heures de formation.
– Passer des examens en réel (présentiel et/ou visio simultanée).
C’est précisément ce que nous proposons au sein de notre Académie Européenne des Médecines Naturelles, une école de naturopathie de référence.