La malbouffe et les maladies de civilisation
Aujourd’hui, nous voyons un nouvel essort de la malbouffe, du fait de la paupérisation de la population, mais aussi et surtout du fait que beaucoup d’entre nous se détournent de la cuisine. Sans doute que la période du confinement a alimenté le retour vers une nourriture facile à consommer, ce qui caractérise particulièrement la malbouffe. Alors, tel Sisyphe, ré expliquons le point de vue du naturopathe sur la malbouffe.
Et insistons sur le fait que le plaisir du bien manger est à la fois plus facile à adopter qu’on ne le pense, et que la malbouffe n’amène aucun réel plaisir. Manger sainement est aussi un art de vivre, alors que se jeter sur la malbouffe, c’est creuser sa tombe avec ses dents.
Qu’est ce que la malbouffe ?
Bien évidemment, l’image que nous avons et qui résume ce qu’on appelle aussi la junk food, c’est le burger. Les fast food sont évidemment des têtes de file de la malbouffe, même si une entreprise comme Mac Donald met en avant l’origine France des ingrédients qu’il utilise pour ses préparations. En Italie, on a préféré ne pas laisser ces entreprises se développer, et plutôt défendre le petit restaurant, qui permet de consommer une nourriture agréable, saine et savoureuse. En France, on a préféré laisser se développer tous ces temples de la junk food au détriment des petits bistrots, où l’on consommait pourtant souvent une cuisine faite maison et à des prix acceptables.
Mais la mabouffe ne se résume pas aux fast foods. Ce qui caractérise la malbouffe, c’est le trop gras, trop sucré et trop salé, avec souvent des féculents ou des farineux en quantité excessive. En contre partie, le consommateur ne mangera pas de légumes, de crudités, de céréales semi complètes, etc. Il va donc s’exposer à de nombreuses carences en oligo éléments, en acides gras essentiels, en vitamines.
Parmi les aliments de la malbouffe, les bonbons, les barres chocolatées ou autre, les chips, les fritures diverses, les produits très salés, etc. Tous ces aliments conduisent d’ailleurs le consommateur à faire des repas très peu structurés. Normalement, un vrai repas équilibré, tel que nous l’enseignons dans nos cours de naturopathie, ce sera une crudité, un plat comprenant un féculent, une protéine, des légumes cuits et des aromates, puis enfin un fromage ou un dessert (sans fruits crus, ni yaourts ou autres produits laitiers fermentés).
Ce que peut entrainer la malbouffe
La malbouffe se caractérise par :
- Des apports excessifs en sel, sucre et graisses saturées, notamment trop riches en calories.
- Un appauvrissement en oligo éléments, en oméga 3, 6 et 9, en vitamines et minéraux (calcium, magnésium et autres nutriments).
- Des aliments obtenus par une agriculture intensive, polluée par des pesticides.
- Des aliments ultra transformés, qui contiennent des perturbateurs endocriniens et de nombreux additifs dangereux.
Le premier point entraine des diabètes de type 2 et des maladies cardiovasculaires, ainsi que l’obésité. Ces mauvaises habitudes alimentaires, notamment, augmentent la glycémie et le taux de cholestérol. On trouve du glucose et des acides gras saturés partout aujourd’hui, avec des denrées à index glycémique trop élevé.
Le second point est source de carences multiples, qui favorisent un affaiblissement du terrain de santé. Cela rend l’organisme plus fragile, plus sensible à des troubles infectieux, des faiblesses nerveuses, des troubles de la mémoire, etc.
Le troisième point favorise de nombreux cancers, dont on voit que le nombre de cas explose actuellement, mais aussi des troubles endocriniens.
Le quatrième point complète les polluants apportés par le troisième point. On peut ajouter que des additifs comme l’aspartame ou le glutamate sont aussi neurotoxiques, comme l’a montré le docteur Russel Blaylock.
N’oublions pas non plus que toutes ces substances polluantes associées ensemble font ce qu’on appelle l’effet cocktail. C’est à dire qu’ils peuvent agir les uns sur les autres et donner de nouvelles substances dont on ne mesure pas les effets délétères sur la santé.
En moyenne, le consommateur français consomme chaque année 1 à 2 kilo de polluants. Evidemment, s’il consomme des produits bio qu’il cuisine lui même, il consommera beaucoup moins de ces polluants, et s’exposera beaucoup moins à ces troubles de santé. Il aura alors une meilleure énergie vitale.
Enfin, cette malbouffe a tendance à affecter la qualité de la flore intestinale, dont on connait l’importance pour l’équilibre mental et immunitaire. Le déséquilibre des probiotiques peut favoriser toutes ces intolérances au lait, au gluten, aux fruits à coque (pistache, cacahuète, noisettes, etc.), au soja, etc. Cela entraine de nombreux problèmes de digestion, notamment du fait de la porosité intestinale, mais aussi des maladies auto immunes, qui explosent actuellement.
Et pourtant, cuisiner sain, c’est facile
Nous avons mis au point une appli, alimequil, qui permet de cuisiner à la fois sainement, facilement, des plats sains et savoureux à la fois. Cette appli montre à quel point c’est facile de cuisiner des plats sains qui conviennent à notre terrain de santé et d’adopter une alimentation équilibrée.
Plus généralement, dans nos cours de naturopathie, nous enseignons le réglage alimentaire en nutrithérapie. Les bases de l’alimentation saine consistent en quelques règles simples à comprendre. Bien évidemment, il est largement préférable de manger des aliments certifiés biologiques, qui ont plus de goût et qui sont plus sains. Evidemment, il existe aussi des chips bio, qu’il faudra vraiment limiter.
Privilégier les légumes et fruits bio, les huiles de première pression à froid, le sel gris non raffiné, type sel de Guérande, les aliments riches en fibres, les légumineuses, les fruits secs, tout cela sera une base de l’alimentation équilibrée. Il ne s’agit pas d’interdire les matières grasses ou les préparations sucrées, mais de les limiter.
Attention, l’équilibre alimentaire ne repose pas uniquement sur les apports caloriques. La qualité et la complémentarité des aliments est indispensable à bien considérer, comme nous l’enseignons dans notre formation de naturopathie. et comme nous le proposons durant nos consultations. La qualité bio et diététique des aliments est également nécessaire pour une bonne hygiène de vie.
Cependant, l’attrait pour la malbouffe revêt aussi une origine psychologique. Souvent, la personne qui va vers ce type d’alimentation verse dans une forme de facilité, de manque de curiosité pour des saveurs différentes, ou même dans un manque de considération pour lui même. Ainsi, pour attirer les gens vers la bonne cuisine, à la fois simple et savoureuse, il faut aussi aborder la question émotionnelle, qui peut être traitée par des psychothérapies brèves et/ou par les élixirs de fleurs de Bach.
Concluons en rappelant la citation d’Hippocrate : que ton aliment soit ton médicament. Un peu comme en Inde, avec la thérapie ayurvédique, où la cuisine fait partie de l’hygiène de vie. Rappelons aussi que les compléments alimentaires restent utiles mais ne remplacent pas un régime alimentaire équilibré.
